Nostalgie d’un amoureux du ballon rond
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Nostalgie d’un amoureux du ballon rond

Pourquoi et comment je suis devenu un amoureux du ballon rond.

Une fois n’est pas coutume , je ne vais pas commenter l’actualité brulante et récente du ballon rond. Non, aujourd’hui je vous propose un voyage dans le temps. Dans mes souvenirs de passionné de football. Nous avons tous vécu des matchs qui nous ont marqués, qui ont fait de nous les supporters que nous sommes. Des matchs inoubliables gravés à jamais dans notre mémoire. Je ne suis pas bien vieux, j’ai fêté mes 28 ans cette année, mais je vous propose d’embarquer avec moi, dans ma cave à souvenirs et à émotion.

26 MAI 1993 : MARSEILLE DANS LA LEGENDE

Voici mon premier grand souvenir de passionné de football. la fameuse finale de la Ligue des Champions entre le grand Milan AC de Maldini, Papin, Van Basten et tant d’autres, et l’Olympique de Marseille, fer de lance du football hexagonal. A cette époque, je n’ai que 8 ans et le foot est rare à la télé (bien loin de ce que nous connaissons aujourd’hui). Les émissions du dimanche, Téléfoot et Stade 2, sont attendues quasi religieusement pour le petit bonhomme que je suis. Et ce soir de Mai 1993, j’ai la chance d’assister à ce match 5 étoiles.

Je suis bien trop jeune pour comprendre les questions tactiques ou les stratégies mises en place par les entraineurs. Je me régale juste de ce match, naïvement, avec un recul touchant quand j’y repense aujourd’hui. Et à la fin de la première mi-temps Boli, sur un corner d’Abedi Pelé, catapulte le ballon au fond des filets. J’aurais du mal à retranscrire mon sentiment au moment de ce but. Des frissons, une émotion particulière, hors du temps. Et que dire à la fin du match. Marseille gagne et je n’oublierais jamais la voix de Thierry Roland, teintée de joie, qui a extasié l’enfant que j’étais. Voir Deschamps soulever la coupe aux grandes oreilles, voir Tapie en larmes ou Boli devant la foule ont rempli mon coeur d’émotions encore inconnues à mon jeune âge. J’ai compris ce soir-là que mon amour du football ne s’éteindrait jamais. Que j’avais ce sport dans la peau.

17 JUILLET 1994 : LA COUR DES GRANDS

Ma toute première Coupe du Monde de football. World Cup 94 aux Etats-Unis. Je me souviens que depuis la fin de l’année scolaire, j’attendais avec impatience le debut du tournoi. J’allais pouvoir assister à la réunion mondiale des étoiles du ballon rond. Je me souviens comme si c’était hier de la finale Brésil – Italie. Je me trouvais chez mes grands parents , dans une petite ferme en Auvergne. Je regardais le match sur un vieux poste de télé archaïque, à une époque où les écrans plats LCD 3D n’existaient que dans les films de science fiction. Mais peu importe, je me moquais bien que la télé date des années 80. J’allais assister à ma première finale de Coupe du Monde.

Je retrouvais avec joie les artistes du ballon : les Romario, Baggio, Bebeto ou Cafu. A un âge (9 ans) où le rêve ultime est de réussir les gestes techniques des grands joueurs, dans la cour de l’école, avec la seule prétention de prendre du plaisir. Cette finale se décida aux tirs au but. Le Brésil l’emporta après que Baggio ait manqué son penalty. Pas le match du siècle, il est vrai, mais l’essentiel était bien ailleurs pour moi. Petit Seb allait pouvoir s’endormir des étoiles pleins les yeux, une finale de Coupe du Monde dans la tête.

9 JUILLET 2006 : L’AUTRE VISAGE DU DIEU ZIDANE

2006 aussi fou que cela puisse paraître, la France est en finale de la Coupe du Monde face à l’ennemi de toujours, l’Italie. Une équipe de France emmenée par Zidane, venu jouer les pompiers de service. Une équipe entrainée par un certain Raymond Domenech, qui a l’époque, n’est pas encore l’ennemi public numéro 1, pas encore une cible pour la haine populaire. Le match se passe plutôt bien pour la France qui domine bien son sujet et ouvre la marque sur un penalty audacieux du dieu Zizou. Malgré l’égalistion italienne , les Bleus tiennent la dragée haute à leurs adversaires. On se rend même compte en fin de match que physiquement, les Italiens ont un genou à terre. Je me vois déjà fêter une deuxième couronne mondiale après celle de 98.

Et là, le drame. Le côté sombre de Zizou fait surface. Le numéro 10 tricolore réagit à des insultes de Materazzi (même si au final on se saura jamais ce qu’il lui a dit) et lui donne un violent coup de tête au niveau du plexus. La fin, on la connait tous , Zidane est exclu et l’Italie remporte la coupe. J’ai eu un sentiment mitigé au moment de la sortie de la Zidane. De la colère d’abord, de voir l’idole nationale finir sa carrière ainsi, la tête basse, sans gloire. La colère ensuite parce que sa bêtise nous laisse à 10 à 11 dans un match à notre portée. Une colère noire, en me disant que comme moi en 1994, des gosses de 9 ou 10 ans ont dû regarder ce match avec l’envie de rêver. Quel exemple…

Ensuite, un sentiment de passivité. Au final, même frustré, choqué ou enervé, ce n’est que du football. La joie, la peine, la colère et l’extase des victoires sont les ingrédients de ce sport que je j’aime tant. L’essentiel est que adulte ou enfant, il me procure ses sensations si particulières et qu’il fasse qu’encore à 28 ans, je m’émerveille comme un enfant devant un but, un geste technique ou une passe millimétrée…

J’espère que le voyage vous a plu.

  1. avatar
    14 novembre 2013 a 11 h 14 min
    Par Cullen

    Bonne idée cet article. Voici les miens de souvenirs ( tous sports confondus )

    France-All Blacks 1999 ( Rugby ). Un truc surréaliste, inexplicable et qui s’est pourtant bien produit ce jour-là. Le rebond d’ordinaire si capricieux et qui était étrangement favorable aux Bleus. A l’arrivée, 43 points dans la besace des Néo-zélandais dont 33 consécutifs. Magique.

    Coupe du Monde 1998 ( Football ). La finale pour les scènes de liesses qui ont suivi et qui avaient donné l’impression d’une unité retrouvée dans le pays. Par contre au niveau des émotions ressenties, j’ai surtout vibré lors de la séance de tirs aux buts contre l’Italie.

    France-Brésil 1986 ( Football ). Mes premiers grands souvenirs. Difficiles à oublier dans la mesure où, dès le lendemain dans la cour de récré, et pour avoir voulu imiter Joel Bats, je me suis fracturé le bras :-)

    Sinon, en vrac.

    France-Italie 2000 ( Football )

    France-Australie 1987 ( Rugby )

    Finale de la Coupe Davis 1991

    France-Espagne et France-Brésil 2006 ( Football )

    France-Ecosse 1995 en CDM et l’essai de N’Tamack à la dernière minute

    France-Angleterre 2004 ( Football )

    Angleterre-France 1997 dans le Tournoi ( Rugby )

    Brive-Leicester 1997 ( Rugby )

    Nadal-Federer à Wimbledon en 2008

    France-All Blacks 2007 en CDM ( Rugby )

    Cameroun-Angleterre 1990 ( Football )

    France-Angleterre 2011 en CDM ( Rugby )

    PSG-Real 1993 ( Football )

    Clermont-Toulon 2010 ( Rugby )

    Liverpool-Milan 2005 ( Football )

    Et puis dans un tout autre style, Celtic-PSG 1995. Cherchez pas l’exploit ce jour-là, il n’y en a pas. Mais rien qu’en repensant à ce périple effectué, j’en ai encore la chair de poule. De loin mon plus grand moment d’émotion vécu dans un stade.

  2. avatar
    23 mars 2014 a 18 h 34 min
    Par Roger+++

    Très émouvant. J’ai adoré

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