Stade Français – Racing Metro : rivalité historique ou derby artificiel ?
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Stade Français – Racing Metro : rivalité historique ou derby artificiel ?

Samedi soir, le Stade Français affrontait le Racing au Stade-de-France avec pour principal enjeu la suprématie régionale en Ile de France. Pourtant, et en dépit de billets vendus à des prix très attractifs, l’enceinte dionysienne a une nouvelle fois sonné très creux à l’occasion de cette affiche (32000 spectateurs seulement). Alors pourquoi ce duel n’engendre-t-il pas la pression populaire afférente à un derby classique ? Que manque-t-il pour que cette rencontre devienne un véritable choc du Rugby français ?

Il y a souvent une petite polémique qui entoure la signification exacte du mot derby. Pour certains, il désigne une rencontre entre deux clubs d’une même ville, pour d’autres la distance entre les deux n’est pas forcément un facteur important. En réalité, ce terme est apparu lors des rencontres de “folk football”, l’équivalent de la soule chez nous, auxquelles s’adonnaient au XVIIIème siècle deux paroisses de la ville de Derby en Angleterre, Saint-Peter et AH Saints, le jour du mardi gras. Très vite, dans le milieu du sport, ce terme s’est propagé à tous les matchs disputés entre deux clubs locaux. Mais qu’il soit utilisé aujourd’hui pour évoquer une rencontre entre deux équipes d’un même quartier, d’une même ville, ou encore d’une même région, le point commun réside dans la rivalité qu’il engendre, au point d’en devenir parfois LE match à ne pas perdre dans la saison.

Dans ce domaine, et même si la France ne regorge pas d’affrontements de ce style (une situation due essentiellement à la politique “une ville-un club” décrétée dans les années 1920’), certaines affiches comme Bayonne – Biarritz en Rugby, ou Lyon – Saint Etienne en Football suscitent néanmoins beaucoup de passion. Mais c’est loin d’être le cas du choc francilien auquel on s’intéresse ici, qui n’a jamais vraiment électrisé les foules, et pas encore gagné ses galons de véritable derby. Un constat qui n’a rien d’étonnant dans la mesure où, plus que le rapprochement géographique, c’est l’opposition de deux identités, de deux cultures, qui fait le sel d’un derby. C’est le cas entre Lyon “la bourgeoise” et Saint-Etienne “l’ouvrière”, ou encore entre Bayonne “la populaire” et Biarritz “l’aristocrate”.

Au delà de ces clichés, parfois dépassés, un derby a du sens à partir du moment où il y a un processus d’identification à une ville, une région, ou encore à certaines valeurs. Du coup, ce n’est plus seulement deux équipes qui se rencontrent dans une compétition sportive, mais deux projets, deux visions des choses parfois très différentes, autrement dit deux communautés. La rivalité dépasse alors le cadre du seul rectangle vert, et s’inscrit sur fond d’opposition sociale comme c’est le cas à Buenos Aires entre Boca Juniors, club représentant les déshérités de la ville, et River Plate, davantage porte-parole des classes moyennes et des nantis, à Istanbul entre Galatasaray, l’ottomane, plutôt européanisée, et Fenerbahçe la kémaliste, plus tournée vers le proche orient, ou encore à Glasgow entre le Celtic, soutenu par des catholiques irlandais, indépendantistes, et les Rangers, constitués au contraire de britanniques favorables au rattachement de l’Ulster à la couronne d’Angleterre.

Globalement, un derby c’est surtout un match dont toute la ville (ou la région) parle des semaines avant la rencontre et dont les vainqueurs ne cessent de rappeler aux perdants leur défaite les semaines suivantes. Et pour revenir à la rencontre entre le Stade Français et le Racing, certains ont plus de mal à la considérer comme un derby car il n’y a pas selon eux suffisamment d’antécédents, d’Histoire entre les deux formations. Et pourtant, ce “derby du Grand Paris” a des racines qui remontent aux origines du Rugby, mais aussi à celles du Football français.

A la fin du XIXème siècle, après la fondation du Racing Club par des étudiants britanniques de l’université de Cambridge (d’où les couleurs bleu ciel), le Stade Français au nom volontairement plus “gaulois”) a vu le jour et adopté les couleurs rouge et bleues de la capitale. Rapidement, le Racing a rassemblé une population très huppée (comme c’était le cas de la plupart des clubs anglais à l’époque victorienne) pendant que le Stade s’est forgé une image plus populaire. Le 20 mars 1892, sur la pelouse de Bagatelle dans le bois de Boulogne, le Racing a battu le Stade Français 4-3 pour recevoir des mains de l’arbitre, le baron Pierre de Coubertin, le Bouclier de Brennus et devenir ainsi le premier champion de France de Rugby. La saison suivante, le Stade Français a pris sa revanche à Bécon-les-Bruyères en s’imposant 7-3. D’autres matchs ont opposé ensuite les deux équipes, y compris en Football, mais ont été de plus en plus anecdotiques en raison du manque de pérennité des deux clubs.

Aujourd’hui, et après une parenthèse de plusieurs décennies, la rencontre entre les deux clubs parisiens a resurgi dans le paysage rugbystique français. A défaut d’un engouement populaire très important, la rivalité entre les deux clubs est bien réelle. Au sommet depuis 1998, tant sur le plan sportif que financier et marketing, le Stade Français a vu sa suprématie régionale et nationale contestée par son illustre voisin, trois ans seulement après son accession en Top 14. Deux identités, deux ancrages, un en banlieue (chic) et l’autre à Paris, deux projets, deux mécènes, Lorenzetti au Racing et Savare au Stade Français, s’affrontent désormais pour coexister en Ile de France.

Quand le Stade Français sort son calendrier et se pare de rose, le Racing, club à l’esprit anglais (et volontiers taxé de snobe), revendique haut et fort ses couleurs historiques ciel et blanc. D’un côté les paillettes, l’innovation et la recherche du buzz, de l’autre la tradition et les références permanentes à l’Histoire. Pourtant, dans les années 80’, c’est bien le Racing de Franck Mesnel et Jean-Baptiste Laffont qui a introduit le show-bizz dans le Rugby, bien avant Max Guazzini, le fantasque ex-président du Stade Français, en arborant un nœud papillon rose lors de la finale perdue face à Toulon en 1987. Deux clubs pas si éloignés donc, mais un peu quand même. Tout pour créer une belle rivalité ? L’avenir, qui s’écrira dans deux écrins flambant neufs (l’Arena 92 qui verra le jour fin 2014 à Nanterre pour le Racing, et le nouveau Jean Bouin qui a été inauguré en Août pour le Stade Français), nous le dira.

  1. avatar
    28 octobre 2013 a 14 h 41 min

    Très surpris du nombre de spectateurs, en effet les rencontres délocalisées dans ce stade sont normalement mieux garnis, toutefois cela reste une très belle affluence, c’est juste la capacité du stade qui fait raisonner ce creux.
    Concernant cette opposition, il est vrai que ce derby ne s’inscrit pas vraiment dans un stade propice à cela. les clubs de la capitale ne bénéficient pas d’une grande base de “supporters” mais plutot d’un gros potentiel de spectateurs, sans faire injure à ces deux clubs à l’histoire plus que centenaire.
    En football, les derbys franciliens n’ont jamais vraiment été suivis non plus, le dernie en date (PSG/ Matra) dans les années 80 n’avaient pas eu une franche réussite malgré le transfert polémique de Luiz Fernandez au matra.

    • avatar
      28 octobre 2013 a 16 h 49 min
      Par Cullen

      Le Matra Racing n’a jamais été une alternative crédible au Paris Saint-Germain pour plusieurs raisons. Déjà, les résultats n’ont jamais été à la hauteur des ambitions de Lagardère. Empiler les stars, ça peut fonctionner mais pour ça il faut du temps, et en l’occurrence, les dirigeants du club n’en avaient pas beaucoup à accorder aux joueurs, et la mayonnaise n’a pas pris. Ensuite, le public francilien n’était pas prêt ( et ne l’est toujours pas à mon avis ) à soutenir un club à qui l’on associe un nom commercial, une marque. Et puis surtout le fait d’avoir partagé le Parc des Princes a été une grosse erreur, ça n’a pas permis au Racing de se démarquer suffisamment du PSG, de trouver un public à part entière qui se serait retrouvé derrière les mêmes valeurs.

      D’une manière générale, les plus grands derbys de la planète sont souvent le résultat d’un raisonnement très manichéen opposant une couche de la société à une autre. Ca peut être un antagonisme social, culturel, religieux ou politique mais l’origine d’une grande rivalité se trouve finalement souvent très loin des terrains de sport.

  2. avatar
    28 octobre 2013 a 16 h 21 min
    Par cyril

    Sans doute trop proche, pas au top en même temps donc u derby qui n’a jamais été non plus en même temps une rencontre au sommet du championnat (aucun match de playoffs entre les deux équipes par exemple), des transferts qui montrent une atmosphère normalisée entre les deux clubs (pas de passage à “l’ennemi” si je puis dire).

    Par contre, juste une précision Christian, Colombes est loin d’être une banlieue chic bien qu’étant dans le 92, c’est au contraire très diversifiée. Le sud est plutôt riche alors que le nord (là où se situe le stade) l’est beaucoup moins. Les grands ensembles sont très nombreux et les cités à proximité du stade. Une fois dit cela, ce n’est pas un coupe-gorge non plus, faut pas exagérer.

    Cyril (je signe, parce que je me suis aperçu l’autre jour que je n’étais qu’un point quand j’écrivais).

    • avatar
      28 octobre 2013 a 22 h 22 min
      Par Cullen

      Colombes n’est pas la ville la plus fortunée des Hauts-de-Seine, c’est vrai, mais le Racing c’est aussi et surtout la Croix Catelan, la ferme de la Boulie, et des sections sportives comme le Golf ou le Tennis, souvent fréquentées par des gens huppés. L’image traditionnelle du Racing a toujours été celle d’un club de médecins, d’avocats ou de riches commerçants arborant blazers et cravates. Alors bien sur les choses évoluent mais si le club veut conserver un noyau dur de supporters ( et en attirer d’autres ), il doit selon moi entretenir cette image de club bourgeois, un peu snobe, tandis que le Stade Français a tout intérêt au contraire à jouer la carte populaire.

      En tout cas, s’ils ne se distinguent pas suffisamment, il y a un risque que le public francilien ne parvienne pas à s’identifier réellement à l’un des deux, et qu’il fasse comme ce week-end, qu’il reste chez lui ( en même temps, vu le spectacle affligeant proposé, il a bien fait… ).

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        29 octobre 2013 a 1 h 27 min
        Par cyril

        Je ne remets pas en cause l’origine du Racing et le côté gentlemen anglais un peu snob comme tu l’écris, c’est juste pour (mais je crois qu’on avait déjà eu cette discussion) ce paradoxe d’un club assez bourgeois, de vieille tradition, à l’anglaise dans une ville et un quartier qui globalement est assez populaire (ou pour schématiser une ville de gauche dans un département de droite). Cependant, c’est une fierté pour la ville et il y a même eu une pétition pour que le Racing reste à Colombes et un projet de rénovation d’Yves du Manoir. Bon il y a aussi une tradition de jeu, d’envolées et de grandes offensives (et pas que depuis le show bizz, le challenge Yves du Manoir et don interdiction des coups de pied en était une autre illustration) et là c’est vrai qu’il y a frustration depuis quelques temps: le match de samedi n’est qu’une preuve de plus que l’esprit du Racing n’est plus.
        Après je ne sais pas si aller à Nanterre aidera au problème parce que là c’est encore plus à gauche (et je ne suis pas sûr de la fibre rugbystique de la ville).

  3. avatar
    28 octobre 2013 a 18 h 00 min

    Les 2 clubs ont passé trop peu de temps ensemble en 1ère division, sauf si on pense aux derbies de la fin du XIXème siècle, dont beaucoup de spectateurs nous ont quitté en juillet 2003, après la canicule.

    Pour moi, le derby ultime du rugby c’est FCG-CSBJ, les bogosses intelligents et cultivés contre les paysans avec un accent de merde.

    PS : le FCG a le meilleur bilan du Top 14, 6 victoires, un nul, 3 défaites. Qui dit mieux? Personne!

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      28 octobre 2013 a 21 h 43 min

      je rebondis et je souscris, d’ailleurs le week-end quand ils ont présenté le FCG-Oyonnax comme un derby, j’ai failli m’étrangler :)

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      28 octobre 2013 a 22 h 25 min
      Par Cullen

      Pas faux. Tu dois maudire les bonus :-)

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        29 octobre 2013 a 11 h 27 min

        Le SF s’est développé pendant que le Métro-Racing végétait en ProD2, et pendant des décennies, le SF-CASG était un club de 3ème niveau.

        Bref, les 2 équipes ne se sont jamais retrouvées en 1ère division en même temps depuis 75 ans.

        Après, c’est les 2 mêmes populations, dans les années 80, le Racing était frime et fric, dans son genre (l’esprit show-biz), enfin on va dire qu’il s’adressait au public CSP++ qui fréquente le monde du rugby parisien (avocats et professions libérales qui jouent en honneur le dimanche et vont fêter ça dans la rue des Canettes la veille), tout comme le SF dans les années post-98.

        On va dire que Guazzini a essayé de populariser le rugby, d’élargir l’audience du rugby en IDF, ce qui a fonctionné par coups, mais là, les délocalisations au SDF, pour voir 2 équipes sans internationaux médiatiques (à part Swarzewski, et encore, tu peux étaler les visages dans le métro, même moi je les reconnais pas tous…), ça montre clairement ses limites.

        Autre problème du Racing, Colombes mine de rien c’est loin de Paname, enfin je veux dire que c’est pas si facile que ça d’y aller.

        Bref, une rivalité très ancienne mais plus entretenue depuis des lustres, 2 clubs qui s’adressent grosso-modo au même public, pas de titres depuis des années, pas de joueurs médiatiques, t’arrives à un public d’amateurs forcenés ou de curieux qui ont eu des places gratos. 30 000, à ce tarif-là, c’est pas mal…

        • avatar
          29 octobre 2013 a 12 h 16 min

          Hors sujet… mais fallait que je demande, que penses-tu de la décision de prendre jason lamy-chappuy en porte drapeau de la sélection des JO?? J’imagine ton émotion.

        • avatar
          29 octobre 2013 a 13 h 06 min
          Par cyril

          OH l’autre, en un 1/4 d’heure de train, tu es à Saint Lazare !!

          Mais c’est vrai que pour les parisiens, dès que tu passes le périphérique, c’est déjà trop loin…

          Cyril

          • avatar
            29 octobre 2013 a 17 h 50 min

            Un quart d’heure de train et un quart d’heure à pied de la gare au stade de Colombes. Ça fait une demi-heure au total.
            D’ailleurs, pour séduire les indécis du rugby Francilien qui ne savent pas encore pour qui choisir, le SF a pris de l’avance avec un stade sympa, fonctionnel, et situé dans Paris intra muros.
            Bien sûr, comme tu le rappelles plus haut, les alentours de colombes ne sont pas un coupe gorge. Mais il n’y a qu’un seul bistrot alentour et aucun autre lieu permettant une vie sociale d’avant et d’après match pour les supporters (exception faite de la bodega hors de prix à l’intérieur du stade) ce que permet aujourd’hui Jean Bouin, qui, en outre, a aussi l’avantage d’être situé sur la ligne de métro 10 qui dessert Saint Germain des Prés et la rue de la soif.

          • avatar
            29 octobre 2013 a 18 h 04 min

            Complètement, j’ai lu un jour les conseils pour aller au stade en sortant du RER ou du bus, ben ça m’a refroidi.

            En bon parigot qui vit et travaille intramuros, rien que de penser à Colombes je suis fatigué, déjà Jean-Bouin…

            PS : Général, j’ai peur pour Jason, le porteur du drapeau en général il chie complètement ses Jeux. Je me raccroche à mon mantra : JASON LAMY CHAPPUIS, IL SAUTE ET PIS IL SKIE!!!!

  4. avatar
    29 octobre 2013 a 17 h 53 min
    Par Gaston

    J’ai beau être parisien, j’ai jamais réussi à m’identifier à aucun de ces deux clubs, sans doute parce que j’ai eu le goût du rugby assez tard.

    Autant je vibre à chaque sortie du XV tricolore, autant les clubs me laisse de marbre (Top 14 comme H-Cup)… C’est grave docteur ?

    • avatar
      29 octobre 2013 a 20 h 48 min
      Par Cullen

      Je vais te prescrire un ou deux billets pour assister à une rencontre parce que si tu arrives à t’enflammer pour une affiche de Ligue 1 comme Evian-Ajaccio joué dans un stade aux trois-quarts vide et que tu n’arrives pas à t’enthousiasmer pour le Top 14 alors que la plupart des grandes stars de la planète y sont présentes, c’est que tu couves quelque chose :-)

      • avatar
        30 octobre 2013 a 11 h 08 min
        Par Gaston

        Je vais préciser un peu plus le fond de ma pensée alors !

        Je te rassure tout de suite un Evian-Ajaccio, ça ne me fait pas rêver non plus. En fait, je ne vibre que quand c’est un club que je “supporte”, ou à la rigueur pour lequel j’ai de la sympathie.

        Pour le rugby de club, je sais pas, j’y arrive pas, je suis les résultat, je regarde volontiers les matchs quand je tombe dessus et je les apprécie, mais avec un regard parfaitement distancié, juste pour le jeu et par pour les clubs. Je m’intéresse autant à l’ASM qu’au Stade Français par exemple, j’aurai aucune préférence si un match opposerai Toulouse au Racing.

        Mais quand arrive le Tournoi, là pour le coup, le changement s’opère. J’ai eu l’occasion d’aller au Stade de France, pour “supporter” le XV tricolore, j’angoisse quand on est mené, j’exulte quand on plante.

        Après comme je l’ai dit j’ai apprécié le rubgy relativement tard, la porte d’entrée la plus facile était donc la sélection nationale. Puis p’tet que ça vient aussi du fait que je ne le joue pas, au contraire du foot que je pratique régulièrement.

        • avatar
          30 octobre 2013 a 14 h 51 min
          Par Cullen

          T’inquiète, c’était dit sur un ton humoristique. Moi c’est un peu le contraire, comme je l’avais écrit sur ma bio au moment de m’inscrire, le Rugby je le connais de l’intérieur, sur le terrain, dans les vestiaires, lors des banquets d’après match, tandis que le Football, je l’ai surtout vécu dans les tribunes, celles du Parc bien sur, mais aussi en Europe et notamment celles du Celtic Park.

  5. avatar
    29 octobre 2013 a 17 h 15 min
    Par cyril

    Bon c’est vrai qu’il n’y a pas grand chose autour, il faut le reconnaître et bien sûr que ce n’est pas simple pour y aller, je veux bien défendre un peu Colombes mais il est évident que ce n’est pas simple ni par les transports, ni par l’A86 sans parler pour se garer pour un stade qui est on ne peut plus urbain.

    Bon en attendant, cela ne gênait pas tant que cela avant puisqu’on y a même joué des rencontres internationales avant dans des temps reculés certes mais bon.

  6. avatar
    31 octobre 2013 a 10 h 13 min

    Non, mais c’est quoi ces bourgeois… Je vous rappelle que si Paris avait une surface équivalente à celle de Londres, Colombes serait un quartier de Paris, faut pas déconner non plus.

    J’habite Bois-colombes, et St-Laz Colombes c’est 10 minutes à tout casser en train. En plus je me fatigue même plus à prendre le train quand je vais à Yves du Manoir, je prends un bus et en 15 minutes de chez moi je suis devant le stade. Nan franchement c’est quand même bien desservi. Après, je suis jamais allé voir le stade français. Les jours de matchs tu peux venir en famille c’est vraiment tranquille comme coin, ça n’a rien du ghetto, mais c’est sur que c’est pas bourgeois. Comme disait cyril plus haut, c’est vraiment le métissage. Tu le vois sur le quai de gare le matin, t’a les mecs en costard et les sweets à capuche mélangé. par contre, la limite c’est que la gare c’est le point de ralliement, après, c’est plus découpé par quartier… mais dans le stade on retrouve le mélange.

    Je me suis tâté pour le derby, mais le stade de France c’est de la connerie. Quand tu prends les transports toute la semaine, refaire une heure de train pour aller dans ce vrai bled pourri qui est celui du stade de France, c’est mort.

    • avatar
      31 octobre 2013 a 11 h 01 min
      Par Gaston

      Rhoooo c’te provincial quoi ! Bois-Colombes…

      Moi qui croyais que avoir à faire à un supporter parisien !

      • avatar
        31 octobre 2013 a 14 h 21 min

        Bah je supporte le Paris-Saint Germain (je suis originaire du côté SG, et pas du côté P), donc c’est logique.

        Pareil pour le racing en tant que Néo-haut de seinois.

        Puis je préfère habité en petite couronne avec le métro à côté tout en évitant les alcoolos de fin de soirée.

        Puis si c’est pour habiter sous un pont comme Zancky… Tout ça pour être au 1er rang du défilé de l’EDF à Sotchi et applaudir Jason…;

        • avatar
          31 octobre 2013 a 16 h 53 min

          “je prends un bus et en 15 minutes de chez moi”…

          Je me suis arrêté là, un mec qui prend le bus c’est pas un parisien. Ou alors il a plus de 75 ans.

          • avatar
            31 octobre 2013 a 18 h 03 min
            Par Gaston

            J’approuve !

  7. avatar
    31 octobre 2013 a 21 h 25 min

    En retard mais merci pour l’article.

    Sinon les parigots, je suis chez vous la semaine prochaine. Venez me voire sur un de mes articles on s’organise une rencontre.

  8. avatar
    19 avril 2014 a 12 h 55 min

    Salut CULLEN,

    merci pour l’article,

    d’abord, le retour aux origines du terme “derby” est intéressant. Globalement, je trouve que la majorité de tes articles apporte un petit plus en terme de “culture G” je trouve ça vraiment sympa!!

    Pour le derby en question, Stade Français – Racing,
    (je n’ai pas lu les commentaires, j’espère ne pas faire de redite ni enfoncer des portes déjà entre-ouverte un peu plus haut, mais bon, j’me lance)
    Je pense que le clivage entre les deux clubs, dans leur histoire récente, réside dans la façon dont ils ont porté la médiatisation de leur sport, la création de la marque Eden Park par Mesnel, Blanc and co notamment, ou encore le “coup du noeud pap’ “démontraient que c’était par la “classe” et l’élégance que le racing des années -80 (jusqu’au début des année 90) tentait de médiatiser le rugby (avec succès).

    Face à cela, le Stade Français de Guazzini a fait rentrer le ballon ovale, en France, dans une nouvelle ère. Exit le côté classe (et classique) place aux strass aux paillettes et à la démesure.
    Ces deux manières de faire, diamétralement opposées, pour finalement un résultat quasiment identique: à savoir faire (beaucoup) causer, peuvent faire naître une vraie rivalité.

    Mais tu l’as dit, en terme de ferveur des supporters pourtant… pas grand chose.

    Je pense que ça réside dans le fait qu’il n’y a jamais eu, encore de GRAND match au sommet entre les deux clubs. ils se partagent les époques, ils sont au Top successivement, jamais continuellement et jamais dans leurs affrontements (du coup).

    Sinon, pour apporter mon point de vue “interne”, lorsque je portais les couleurs ciel et blanche (de Reichel à Espoir) je sentais une certaine rivalité, mais pas assez de différence pour qu’elle soit exaltée voire exacerbée

    J’ai vu un coéquipier, puis ex-coéquipier. (qui a failli redevenir coéquipier.. oui je ne perds pas la boule) passer une année au Racing, une au Stade, une au Racing… comme si chaque année il voulait être dans le club le moins bien classé en Top 14 et donc celui qui lui donnait la chance de peut-être un jour y percer!!

    [Car, parenthèse, c'est un vrai problème du rugby français je trouve. On fait appel aux jeunes qd on est au fond du trou... et on les "boycott" qd tout va bien financièrement et que l'on peut se payer le salaire de Jamie Roberts, parenthèse fermée]

    Imaginons cela, ne serait-ce qu’une seule seconde entre Boca et River comme tu le suggères dans ton article ?! Mm dans les équipes de jeunes, un joueur aussi versatile dans son choix de “carrière” se ferait sans doute lyncher !

    Pour terminer, finalement, lorsque j’ai joué pour le Racing c’est face à Massy que je sentais la plus grande rivalité.
    Parce qu’il y avait, pour le coup, l’opposition culturelle, avec comme petit piment, très souvent d’anciens massycois passés au Racing pour “grandir” dans un club installé dans le professionnalisme. Cela donnait énormément de sel à ses rencontres, durant lesquelles, honnêtement, l’engagement était souvent extrème et la ferveur véritable, bien que le Stade soit alors peuplé, en Reichel de 208 personnes au “haut mot” ;)

    Voilà en tout cas la question que tu poses.. mérite de l’être, et ton article m’a beaucoup intéressé!!

    Au plaisir ;)

  9. avatar
    7 juillet 2017 a 12 h 11 min
    Par Cullen

    Un autre de mes articles traitant de cette discipline : http://yourzone.beinsports.fr/rugby-debat-reforme-tournoi-vi-nations-102405/

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